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Sites et monuments à découvrir

L'Eglise Saint Laurent et ses vitraux protégés

Situé face à la nouvelle mairie, il date de 1998 (Inauguration de la nouvelle mairie).
Antonio MACÉO (1845-1896) : Général de l'armée libératrice durant les guerres d'indépendance de Cuba. Symbole de sacrifice, de générosité humaine, de noblesse, d'orgueil national, d'esprit révolutionnaire.

La Mangrove

La mangrove de la Martinique est une des plus vastes des Petites Antilles, couvrant une partie importante des 350 km du littoral martiniquais. La majeure partie de cette riche zone écologique se trouve au Lamentin dont le bord de mer est constitué à 90% de mangrove. C'est un lieu où existe la plupart des éléments de la faune marine, maillon de la chaîne alimentaire.
Le Lamentin partage en ce lieu un stock de poissons et de crustacées qui, après un séjour plus ou moins long, rejoindront nos hauts fonds puis l'océan. En abordant cette forêt à partir de la mer que l'on aperçoit à quel point les " Mangles rouges " ou " Mangles noirs ", sont des arbres habitués à vivre et à " respirer " dans l'eau de mer ou l'eau saumâtre. Ils forment une barrière qui gagne chaque année sur la mer.

Le Morne Cabri

Réalisé en mars 1992, le site du Morne Cabri, qui accueillait déjà un centre nautique fut aménagé en parcours sportif et santé, le premier de l'île. Il est devenu un nouveau lieu de culte pour les sportifs et les amoureux des activités de plein air.
On peut également voir sur ce site, les vestiges du port sucrier de l'usine Soudon datant de la fin du 19è siècle. Les sucres étaient transportés depuis l'usine jusqu'au point d'embarquement par un chemin de fer qui traversait le bourg du Lamentin avant de plonger dans la mangrove, puis ils étaient déchargés sur des gabares.

Source chaude (geyser) du Morne Cabri
Source naturelle, sorte de geyser dont l'eau, soufrée, ferrugineuse et à température élevée, attire depuis quelques années de nombreux curieux. Cette source d'eau chaude, s'accompagne souvent de dégagements sulfureux et de dépôts de minéraux, liés à des phénomènes volcaniques.

Les fours à chaux de Californie

Le quartier Californie au Lamentin est l'un des derniers endroits de l'île où l'on continue à faire de la chaux à partir de conques de lambis. Il ne reste que 4 fours à chaux au Lamentin. Autrefois, la chaux était employée en Martinique, en particulier pour la construction, à une époque où le ciment n'était pas importé en grande quantité. Avec les conques de lambis, on fabrique jusqu'à cinquante sacs qui seront commercialisés entre cent et cent vingt francs l'unité. Elément fort de notre patrimoine culturel, la fabrication de la chaux artisanale est une activité en voie d'extinction.

La Statue du Nèg Mawon (ou l'Arbre de la Liberté)

À l'évidence, pour beaucoup, un Neg' Mawon statufié ou non se doit d'être un nègre, c'est-à-dire, avoir une forme humaine, être noir et si possible être représenté actant, c'est-à-dire pétant ses chaînes ou soufflant dans une conque de lambi.Khokho RENÉ-CORAIL, céramiste, peintre, sculpteur martiniquais, concepteur et créateur de la maquette, et Alberto LESCAY MERENCIO, artiste cubain maîtrisant la technique de la sculpture monumentale, réalisateur de l'œuvre, ont choisi, eux, de symboliser l'arbre tutélaire sous lequel nos ancêtres enfouissaient le cordon ombilical et le placenta du nouveau-né, pour harmoniser sa croissance en tant qu'être, à la croissance de la nature. Telle est la force suggestive du Nèg' Mawon. C'est pourquoi il est visuellement à la fois homme et arbre ; et son essence, Nèg' Mawon. L'UNESCO a accordé à la sculpture du Neg' Mawon le statut de " Projet associé à la Route de l'Esclave ". À voir : Place du Nèg' Mawon, Parc Paysager de Place d'Armes.

Fontaine à la Nymphe et la Fontaine aux enfants

La Fontaine à la Nymphe
Située Place du Calebassier, la fontaine à la Nymphe en fonte, du 19è siècle, est la réplique d'une autre fontaine appelée La Source, installée dans une ville sarthoise, en métropole.
La place du Calebassier est bordée, au début du 20è siècle, d'entrepôts des sucreries, des maisons des négoces et des sociétés de transports. Elle est située aux abords du canal du Lamentin, et par cette voie, parviennent les produits de la campagne et le poisson.
C'est également là que sont embarquées les barriques de sucre et de rhum. Le commerce s'y développe de façon très importante, jusqu'à investir les locaux de l'ancien cinéma.

La Fontaine aux enfants
Datant du 19è siècle, cette fontaine en fonte, Place Emile Berlan, face à l'église, a très probablement été fondue par la même maison au Mans (Sarthe) ayant fondu les fontaines de la Place de la Concorde à Paris.

L'ancien et le Nouvel Hôtel de Ville

L'ancienne mairie
Ce bâtiment en béton, rue Schoelcher, datant de1935, fut conçu par l'architecte Louis Caillat. Cet hôtel de ville occupait un bâtiment qui ne correspondait plus aux besoins des services municipaux. À l'entrée, on peut voir un buste de Victor Schoelcher.

La nouvelle mairie
Construit en 1998, face à l'ancienne mairie, cet édifice de style post-moderniste fut conçu par l'architecte Alex Pierre-Louis. C'est un bâtiment dont une partie du toit est en forme " bakoua " (notre chapeau traditionnel). Son clocher est le point de convergence de deux axes majeurs : l'un vers l'ancienne mairie et l'autre vers le marché.

Buste en bronze d'Antonio Macéo

Situé face à la nouvelle mairie, il date de 1998 (Inauguration de la nouvelle mairie).

Antonio MACÉO (1845-1896) : Général de l'armée libératrice durant les guerres d'indépendance de Cuba. Symbole de sacrifice, de générosité humaine, de noblesse, d'orgueil national, d'esprit révolutionnaire.

Oratoire Notre-Dame-de-la-Miséricorde

De nombreux éléments sur le territoire de la commune, comme les croix et les statues, témoignent du dynamisme de la vie paroissiale. Cet oratoire aux couleurs mariales datant de 1938, est édifié par Monseigneur Soubie, curé de la paroisse depuis 1931.
À voir à droite de l'église.

La Croix-Mission

Autrefois des missionnaires édifiaient des croix dans les croisées car il n'y avait pas d'églises. On y célébrait la messe, les mariages. Située au Quartier Croix-Mission, cette croix de la Mission fut érigée à l'issue de la mission prêchée par les pères capucins, en 1941.
Des pères missionnaires venus de Métropole visitaient épisodiquement la Martinique, prêchant, administrant les sacrements et régularisant la situation des couples non mariées dans une population catholique.
Ces missions qui duraient plusieurs mois, étaient l'occasion pour les pères, de passer de commune en communes. Cet acte d'évangélisation renforçait le poids de l'église.

Vestiges de l'usine du Lareinty

L'usine en pierre et en brique, située au quartier Lareinty, fut construite par Emile Bougenot, jeune ingénieur de l'école des arts et métiers, spécialement envoyé à la Martinique. Cette usine, inaugurée en 1862, fonctionnait à la vapeur grâce à 4 générateurs, et bénéficiait des méthodes les plus modernes de fabrication du sucre. À la fin du 19è siècle, le domaine agricole dont l'usine était directement propriétaire d'étendait sur plus de 1 900 hectares. Le Lareinty pouvait cuire jusqu'à 25 barriques du sucre par jour. Rachetée après la seconde Guerre Mondiale par Eugène Aubéry, l'usine poursuivit ses activités jusqu'en 1981, date de sa fermeture. L'activité sucrière était alors en crise et la banane supplanta la canne à sucre. Ce musée, en plein milieu de l'arc Caraïbe, sera un lien entre les activités artistiques du continent américain, un lieu de rencontre et de créativité. Les écrivains, peintres, sculpteurs et musiciens de la Caraïbe en attendent impatiemment la création.

La Maison de maître de l'Habitation La Favorite et sa distillerie

Maison de maître de l'Habitation La Favorite
Henry Dormoy fit construire sur l'Habitation La Favorite, l'imposante maison de maître que les habitants des quartiers environnants, comme les employés de cette habitation impressionnée par cette demeure située alors en pleine zone agricole, surnommaient " le château ". Les plans de la maison furent l'œuvre d'un architecte parisien, avec des tourelles d'angle, des charpentes en bois et des lucarnes de ventilation, qui donnent à l'ensemble un aspect modern style.

La distillerie La Favorite
Au début du 19è siècle, l'habitation-sucrerie La Jambette comptait 129 hectares. Charles henry, en 1851, la renomma La Favorite et la revendit en 1865. Elle passa alors aux mains de nombreux propriétaires, mais la distillerie se délabrait et sa production de rhum diminuait. L'habitation fut vendue aux enchères, en 1909 à Henry Dormoy. L'une des rares distilleries " à taille humaine " de l'île.
Son nom lui viendrait de Joséphine de Beauharnais qui aurait offert une bouteille de rhum à Napoléon qui se serait écrié en le buvant " Cette liqueur sera ma favorite ! ". Cette distillerie est complètement autonome et fonctionne à la vapeur. Les machines datent de 1920. La bagasse alimente les deux fours, et le jus de canne pressée rejoint les cuves de fermentation. Un plancher en hauteur permet une vue d'ensemble sur les trois zones de fabrication : le broyage, le chauffage et la fermentation. Sa digue datant de 1842 est le plus vieux vestige retrouvé sur les lieux. Elle alimente aujourd'hui encore l'usine en eau pour le refroidissement des machines.

La Maison bleue

Cette maison du 19è siècle en bois, face à l'église, épargnée par l'incendie de 1940, est l'une des plus anciennes du Lamentin.
Elle a longtemps abrité un commerce au rez-de chaussée, notamment un célèbre magasin de tissus dans les années 1930

Le Marché couvert

Structure métallique datant du 19è siècle, il est situé à la rue Ernest André. Au moins depuis le début du 19è siècle, le marché du Lamentin, par sa position centrale, approvisionne le dimanche une grande partie de la population des communes environnantes et même de Saint-Pierre.
Le bâtiment fut construit dans la seconde moitié du 19è siècle pour améliorer le confort des vendeurs et des clients.

La source Frédée

Si vous empruntez le chemin Ysidée au quartier Croix-Rivail, vous tomberez certainement sous le charme d'un magnifique jardin fleuri parsemé d'arbres fruitiers et d'énormes blocs rocheux d'origine volcanique. Cet espace amoureusement entretenu par M. Mitrail, pâtissier de métier mais passionné de jardinage, mériterait d'être connu de tous.

Les points de vue

Au quartier Morne-Pitault, en empruntant une route du quartier Bel-Air menant aux quartiers Morne-Pavillon, Roches-Carrées et Sarrault-Duchesne, vous parviendrez à un point de vue dominant un magnifique panorama, et ce, des deux cotés de la route.
À gauche, la splendide plaine du Lamentin, le cratère apparent du volcan de Morne-Pitault (plus vieux que la Montagne Pelée) dont les coulées de lave inquiétèrent jadis le François et le Vauclin, et vous verrez aussi une partie de Ducos, de Fort-de-France et des Trois-Ilets. À droite, le Robert et ses îlets, ainsi que le François. À voir Absolument !

Le glacis Littée

Au quartier Soudon, une portion de la route menant à Saint-Joseph est traversée par la rivière.
Cette route qui semble laisser la priorité au déferlement des eaux. Les eaux se frayant un passage parmi les roches du lit de la rivière, les chant des petites cascades, tous ces éléments composent un magnifique tableau !

Le jardin fleuri de Croix-Rivail

Si vous empruntez le chemin Ysidée au quartier Croix-Rivail, vous tomberez certainement sous le charme d'un magnifique jardin fleuri parsemé d'arbres fruitiers et d'énormes blocs rocheux d'origine volcanique. Cet espace amoureusement entretenu par M. Mitrail, pâtissier de métier mais passionné de jardinage, mériterait d'être connu de tous.

Mais aussi...
Fresque Choc des deux mondes de Joseph René-Corail.
Fontaines des places Berlan (Fontaine aux enfants) et Debuc (Fontaine à la nymphe) (INV).
Cimetière,
Ancienne Mairie (architecte L. Caillat, 1934-35),
M&diathèque (1990).
Hippodrome de Carrère.
Ancienne usine du Lareinty.
La Ressource, habitation Gaigneron. Vert-Pré.
Jonction, ancienne paroisse et premier cimetière.
Parcours de santé du Morne Cabrit.
Marinas de Port Cohé et Morne Cabrit (mangrove)

Le cimetière et ses enfeus

Situé à coté du nouvel hôtel de ville, le cimetière du Lamentin s'étend sur un peu plus de deux hectares. Bien qu'on puisse y trouver une tombe datant de 1823, la première concession fut officiellement achetée en 1829. Le cimetière était alors géré par la Paroisse. On y comptait 92 concessions quand en 1899, il est devenu la propriété exclusive de la commune. S'y trouvent de très anciennes tombes d'importants propriétaires de la région, datant du début du 19ème siècle. Parmi elles, celle de l'épouse de Gaigneron Jollimon de Marolles, Maire du Lamentin de 1841 à 1843 (Louise Césarine de Perrinelle, 1843). Quelques tombes très anciennes ne portent ni dates ni noms, mais ne peuvent être détruites. Pour palier au manque d'espace, des enfeus (162 cases louables pour 6 années) et un ossuaire de 84 cases ont été mis en service en janvier 1997. Une extension de ce dispositif est déjà prévue.

Le Neg Mawon ou Statue de la Liberté

L'érection de la statue du NEG MAWON est le troisième temps fort, de la démarche commémorative du cent cinquantième anniversaire de l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises, initiée par l'Office de la Culture au Lamentin.

Elle fut précédée d'un colloque international portant sur "Les abolitions et les résistances" et d'une exposition intitulée "La marche vers la liberté" qui s'est tenue dans les locaux du nouvel Hôtel de Ville.

Trois idées forces ont structuré cette démarche. Il s'agissait, en effet :

- de rendre historiquement intelligible l'abolition, d'en faire partager dans le dépouillement et le recueillement tout ce qui, pour avoir été vécu par les martiniquais des siècles derniers doit être connu de ceux d'aujourd'hui,

- de réagir contre le réflexe d'occultation qui trop souvent habite nos consciences s'agissant d'évoquer cette période sombre de notre histoire qu'est l'esclavage,

- de ne pas réduire la commémoration à un exercice de célébration événementielle ... C'est-à-dire lui donner à enfanter un avenir fraternel où "attabler" tous les peuples de l'univers humain.

Données Techniques
Cette statue en bronze de 8 mètres de haut, pèse 12 tonnes. Elle est placée sur un socle spécialement conçu à cet effet, et s'inscrit dans le cadre du Parc Public Paysager de Place d'Armes.

Les étapes de réalisation de la sculpture ont été les suivantes :
- Maquette sculpturale de Khokho RENE CORAIL (Martinique)
- Réalisation de la Maquette exécutive par Alberto LESCAY MERENCIO (Cuba)
- Transcription à la taille définitive de 8 mètres, en argile modelée par l'artiste (travail de texture, travail de la forme)
- Réalisation de rnoules en plâtre (négatifs et ensuite positif@s) en fragments de 60 à 120 cm par pièce pour 96 éléments.
- Fonte en bronze des 96 pièces
- Processus de préassemblage des éléments
- Transport en Martinique
- Assemblage final
- Travail de finition : finitions manuelles, sablage, patinage au feu, nivellement du terrain en conformité avec les racines de la statue, pose du gazon et mise au point de la lumière d'ambiance du site.

Le dernier four à chaux à Californie

En Martinique, le quartier Californie au Lamentin est le dernier endroit de l'île où l'on continue à fabriquer de la chaux à partir de conques de lambis.
Sur les 77 fours à chaux recensés jadis, il ne reste aujourd'hui que 4 fours à chaux.
Construits contre le talus d'un chemin haut de presque 4 M qui permet d'accéder de plain-pied, selon les faces, à l'orifice de chargement ou au foyer, les 4 fours ont la forme :

- d'une tour plus ou moins tronconique d'une hauteur de trois à quatre mètres environ,
- d'un volume intérieur en tronc de cône renversé,
- d'un foyer d'allumage et de déchargement au pied du talus,
- d'un orifice de chargement supérieur à hauteur du sommet du talus.

L'appareillage des murs internes est fin et soigné. Les contraintes thermiques imposées par l'utilisation du four expliquent certainement la qualité de la maçonnerie.
Malgré tout, les fours se détériorent rapidement et demandent des réparations régulières. De nombreuses reprises de maçonnerie sont visibles.
Depuis le 22 avril 1978, les affaires maritimes interdisent l'extraction des madrépores du fond de la mer. Une nouvelle loi s'ajoute à cette interdiction : La pêche au lambis, réglementée par la convention de Washington qui protège cette espèce en voie d'extinction.
Les chaufourniers utilisent les madrépores stockés avant cette loi. Troncs d'arbres, noix de coco, conques de lambis sont devenus les matériaux primaires.

Pour la réalisation de la chaux, plusieurs étapes sont nécessaires, dont :

- le chargement ou remplissage
- l'allumage et la cuisson
- le défournement

Parlons du chargement du four. Il se fait en alternant une couche de conques de lambis et une couche de bois jusqu'à atteindre une hauteur d'à peu près un mètre au dessus des parois du four.
Au préalable, un treillis de bois est installé sur des bûchettes qui le maintiennent surélevé d'une vingtaine de centimètres par rapport au fond du four. Cet espace réservé est destiné à permettre l'allumage et assure le tirage pendant le début de la combustion.
Les étagements de bois sont soigneusement réalisés, en ne laissant que très peu d'intervalle entre les bûches, au besoin en intercalant des morceaux de branches plus petites.
Il faut un peu plus de 2 jours de durs labeurs pour garnir le four.
La dernière couche sera une couche de lambis.
La bonne cuisson est tributaire du tirage qui lui-même dépend de la géométrie du chargement.
Sachez qu'un tirage trop important risquerait d'entraîner une trop prompte combustion du bois et les lambis n'auraient pas le temps d'être cuits, alors qu'avec un tirage trop faible il resterait des morceaux de charbon de bois et des bûches non consumées.
Au moyen d'un coutelas des bûchettes sont découpées dans du bois résineux très inflammable, pin ou sapin d'importation, connu localement sous le nom de bois du Nord. C'est la préparation de l'allumage.

A l'aide de ces bûchettes, le chaufournier prépare un petit feu avec seulement quelques herbes et brindilles sèches.
Le bûcher est ensuite placé sous le treillis surélevé situé à la base du four. Le feu embrase la première couche de bois en moins d'un quart d'heure.
Pendant la cuisson se dégage une importante fumée blanche qui a une action désinfectante pour le voisinage.
D'après les riverains, pendant les jours suivant la cuisson, la zone est débarrassée de moustiques et la fumée à une action bénéfique sur les voies respiratoires.
Maintenant, le défournement qui est entreprit sans attendre le complet refroidissement après une combustion longue de 3 jours et 3 nuits.
La poudre de chaux est recueillie par l'orifice d'allumage, chargée à la pelle dans une brouette et déposée sur une aire couverte de tôle ondulée.
Les morceaux de lambis non brûlés sont mis de côté pour former le premier lit de lambis d'un prochain chargement, leur cuisson étant déjà presque terminée.
La chaux est aspergée d'eau de mer puisée dans baril en plastique à l'aide d'un récipient.
Une importante vapeur un peu suffocante se dégage, l'eau a un double effet, éteindre la chaux et la refroidir. La chaux est brassée et entassée en un monticule qui lui-même, de temps en temps est arrosé.
On obtient une poudre impalpable d'un blanc immaculé dans laquelle on ne peut plus distinguer la poudre de lambis des cendres.
Avec les conques de lambis, on obtient une cinquantaine de sacs de 50 Km qui seront commercialisés entre 100 et 150 francs l'unité.

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